Dreamcast : Shenmue (1999) シェンムー

23/05/2014

Vous rêvez de visiter un jour l’Asie Orientale et plus particulièrement le Japon et la Chine. Vous rêvez de vous balader dans les rues d’une ville du soleil levant, de discuter avec de charmantes japonaises, ou encore de rentrer dans un « game center » pour jouer aux meilleurs jeux d’arcade. Et comme je vous comprends. Seulement, un voyage au Japon, ça n’est pas donné et puis vous avez la flemme d’apprendre le japonais. Ne vous inquiétez pas, la solution existe : jouez à « Shenmue ».

Une mise en abyme, du jeu vidéo dans le jeu vidéo
Une mise en abyme, du jeu vidéo dans le jeu vidéo

Shenmue est un chef d’œuvre. Il a été dirigé par Yu Suzuki et est sorti en 1999 sur Dreamcast, dernière console de Sega. Ce jeu commence sérieusement à dater (je vous l’accorde) mais peu de jeux ont marqué autant ma mémoire de joueur. Je serai donc sans pitié avec ceux qui n’y ont pas encore joué. Alors plus une minute à attendre, il faut s’y mettre dès maintenant.

Croyez-moi, Shenmue sera votre billet aller-retour pour le Japon. Ce jeu présente un monde ouvert (très rare à l’époque), dans lequel il est possible de presque tout faire. Vous y incarnez Ryo, un jeune homme de 18 ans dont le père a été assassiné par un maître de Kung Fu chinois. Ryo, empli de vengeance, va apprendre de nombreux arts martiaux dans un voyage qui commencera au Japon, pour se terminer en Chine (dans la suite, Shenmue II). Tout y est absolument magnifique : l’histoire, les personnages, les paysages, la musique…tout. Alors pour les retardataires, mon conseil du jour : achetez-vous vite une dreamcast et le jeu.

NOTE 5/5

Ecrit par David

PS3 : Catherine (2010) キャサリン

17/05/2014

Quelle différence entre ces deux C(K)atherine ? Elles sont toutes les deux chiantes, surtout l’autre.

Quand je pense à tous ceux qui, en achetant ce jeu, imaginaient se retrouver avec tout plein de scènes érotiques… ça me fait bien rire.

Le jeu est sorti début 2011 alors j’ai du mal à comprendre lorsque des personnes qui ont entendu parler du jeu sans y jouer me disent encore aujourd’hui « キャサリンってエロイゲームですね » (Trad : « Ah oui, Catherine, c’est un jeu érotique »).

Le studio japonais Atlus, également auteur du succès « Dragon’s Crown », a effectivement joué sur l’ambiguité du titre avec une couverture rose bonbon et aguicheuse. Mais c’était un piège à otaku, rien de plus. Loin d’un jeu érotique, Catherine sera en réalité votre pire cauchemar !

Dans ce jeu d’horreur autour des relations amoureuses, le joueur y incarne Vincent, 32 ans, depuis 5 ans en couple avec Katherine, une grande blonde à lunettes. Seulement leur relation est au bout du rouleau. Vincent, en pleine déprime et sirotant un énième cocktail dans son bar favori, se fait un soir draguer par une charmante minette de 22 ans. La tentation est trop forte et après une nuit très agitée, il se réveille à ses côtés. Le nom du pêché : Catherine, quasi-homonyme de Katherine. Et comme si ça ne suffisait pas, le lendemain même, sa blonde à lunettes de copine (Katherine) lui déclare deux choses :

1. Je suis enceinte. 2. Faut donc que l’on se marie.

Et là, c’est le drame ! Ai-je mis le DVD Santa Barbara de Mamie dans la console ?!

Non, rassurez-vous, c’est bon, c’est toujours Catherine.

Il est intéressant de voir que malgré une intrigue se déroulant soi-disant dans un pays anglosaxon (Etats-Unis ?), la logique est purement japonaise. Au Japon, nombreux sont les « dekicchatta kekkon », mariages de dernière minute avant la naissance d’un enfant afin de régulariser une situation socialement mal vue.

Pour revenir au jeu, deux game plays très différents sont introduits : les journées de Vincent sont très scénarisées avec une évolution suivant vos choix, et les nuits de cauchemars sous forme de jeux de plate-forme. Dans ces dernières, c’est très simple, il faudra escalader des montagnes de caisses en tout genre, le tout en caleçon, avec des cornes de belier sur le crâne, et poursuivi de monstres géants… hum hum…vous êtes toujours là ?

Quel est le sens de ces rêves ? Qui est réellement Catherine ?

Vous découvrirez tout ça après une bonne quinzaine d’heures dans ce jeu entrecoupé de très belles scènes d’animation japonaise. Sur ce, bon cauchemar !

NOTE 4/5

Une pointe d'occidentalisation : un monstre attaque Vincent à la fourchette.
Une pointe d’occidentalisation : un monstre attaque Vincent à la fourchette.

Ecrit par David

Un bar Famicom à Osaka !

17/05/2014

Pour boire un coup au Japon, il existe les très fréquentés « izakaya » qui sont plutôt des restaurants japonais, et également les fameux maid cafés toujours squattés par les otakus et autres touristes occidentaux. Mais ce n’est pas tout car il reste aussi les bars…tout simplement.

Ces derniers sont en réalité assez différents des bars occidentaux : Les bars nippons sont très étroits, tout en longueur (20m2) avec souvent un simple comptoir face au barman. Ils se trouvent au 3 ou 4ème étage d’un immeuble du centre ville…quand ce n’est pas le 7 ou 8ème étage. Ils sont nombreux et il ne faudra donc pas trop hésiter à chaque soirée afin d’éviter le torticoli.

Alors, même si beaucoup se ressemblent, certains lieux ne manquent pas d’originalité.

Je vais d’ailleurs vous en présenter un que j’ai découvert tout récemment.

Lors d’une visite d’Osaka avec ma mère, venue spécialement me voir, j’ai découvert complètement par hasard dans le quartier de Namba (près de l’hôtel) la perle rare, le Saint Graal : le « FamiCom Bar – Dendo ».

Le logo du lieu ayant repris le design et les couleurs de Nintendo et de sa Famicom (NES en occident), j’ai tout de suite compris que ce bar était fait pour moi. Après avoir laissé ma douce mère rentrer à l’hôtel avec le tome 1 des Misérables (bien occupée donc), ma fin de soirée était toute tracée : c’était le bar famicom ou rien !

Et là, le paradis de tout gamer !

Des étagères complètes de jeux vidéos pour m’accueillir juste à côté de l’entrée et en face de moi, un long comptoir avec dessus prédisposées de multiples consoles de jeux, la fameuse console de Nintendo mais aussi les consoles dernières générations. J’ai failli saigner du nez à la Tortue géniale tellement c’était beau. A condition de consommer un minimum, les parties étaient gratuites et le catalogue de jeux hallucinant.

Je me suis précipité sur la première Famicom venue pour faire une partie de ce bon vieux « F-Zero » avant de me mettre à des jeux plus récents sur PS3. Le barman avait une collection très complète avec même des titres étrangers jamais sortis au Japon comme « Dead Space ». Après quelques tentatives sur des jeux intellectuels comme « Catherine » ou encore « Infamous 2 », je me suis mis à jouer à un jeu me permettant plus facilement de discuter en même temps avec le barman, « Tekken 5 ». Je peux vous dire que je l’ai siroté tout doucement mon Malibu-Cola.

Et peu avant avant 1h du matin, après avoir passé deux bonnes heures à jouer, je me suis enfin décidé à rentrer mais c’était vraiment à contre pouce.

Ecrit par David

Design console : un Japonais invente la guitare FAMICOM !?

19/04/2014

Michael J Fox aurait sûrement voulu la même.

Pour rappel, la Famicom est la première console de salon (8 bits déjà !) développée par NINTENDO. Elle a été commercialisée au Japon dès 1983 et s’est tout de même écoulée à presque 62 millions d’exemplaires dans le monde. Même si c’est moins qu’une Wii (100 millions), ca reste énorme ! Surtout pour une époque où les jeux vidéos n’étaient pas encore aussi médiatisés et répandus qu’aujourd’hui.

En France, cette console est surtout connue sous son nom de produit occidental, NES (Nintendo Entertainment System). Il est vrai que, même si les caractéristiques techniques de la Famicom et de sa soeur occidentale la NES, sortie en 1985 aux States et en 1986 en Europe, sont identiques, les caractéristiques physiques des deux modèles sont totalement differentes. Je ne sais pas pour vous, mais la version japonaise avec ses poses manettes sur les côtés et son style « vaisseau spatial Star Wars » est quand même bien plus classe comparée au gros bloc « grille-pain » de la NES (eh oui, je casse !). Le style 80’s (rouge/blanc/beige) de la japonaise en fait la console la plus prisée des collectionneurs de jeux et consoles rétro.

Pour pouvoir y jouer en France, c’est un peu la galère. Son câble TV est de type RF (standard de l’époque au Japon) et non AV (standard actuel). Bon, j’avoue qu’effectivement, rien d’impossible si l’on sait bidouiller un petit peu. Dans tous les cas, on ne peut se revendiquer retro gamer sans avoir une Famicom décorant ses étagères.

Pour finir et bien comprendre que même en 2014, le style Famicom reste toujours aussi prisé au Japon, voici l’invention d’un gamer nippon afin de faire revivre sa console : la « Famicom Guitar » ! En lien sa page web, où il explique (en japonais) comment en fabriquer une. D’ailleurs, ça me donne une idée pour la reconvertion d’une autre console : pourquoi pas une « Xbox Piano » ?

Ecrit par David

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