Archives pour la catégorie Ouf de Ciné

DRAMA : 医龍 Iryū Team Medical Dragon (2006-2014)

Le drama dont je vais vous parler est au départ un manga seinen mettant en place un monde médical corrompu. Il est terminé et compte 25 tomes tous publiés en France aux éditions Glénat. Il fut écrit par Akira Nagai et dessiné par Taro Nogizaka. L’oeuvre fut récompensée en 2004 par le prix Shogakukan, un prix majeur qu’a reçu la même année Bleach de Tite Kubo.

Adapté en drama en 2006 sur la chaine Japonaise Fuji TV, ce drama s’étale sur 4 saisons (2006, 2007,2010 et 2014) de 11 épisodes chacunes. Chaque épisode dure environ 50 minutes.

Attardons-nous un peu sur l’histoire. Au Japon, Akira Kato, une jeune chirurgienne, rêve de devenir professeur dans la Meishin Medical University où elle officie. Pour cela, elle décide de préparer une thèse sur l’opération de Batista, une opération du cœur extrêmement difficile. Pour la réaliser, elle décide de recruter le dénommé Ryutaro Asada, un chirurgien cardio-thoracique de génie revenu au japon après une expérience en Afrique. Ce dernier, réticent au début, va finalement accepter grâce aux arguments de la jeune femme. Monsieur Asada est d’ailleurs réputé non pas que pour son talent mais aussi pour son anticonformisme. Il s’agit en quelque sorte d’un Dr House à la japonaise.

Faisant toujours passer le bien être des patients avant tout, l’homme se rend compte de gros problèmes en arrivant à la Meishin Medical University. Effectivement, les médecins qui y travaillent sont davantage préoccupés par leurs carrières que par la santé des « clients ». Le professeur en chef du département de cardiolgie de Meishin, Monsieur Noguchi, voit d’ailleurs dans la thèse de la chirurgienne un bon moyen pour Meishin de dépasser les autres établissements et de devenir ainsi numéro 1 au Japon.

Voyant cela, Monsieur Asada décide de créer sa propre équipe, la team « medical dragon », qui participera aux opérations Batista.

Team Medical Dragon 2

Ce drama nous plonge donc dans le monde chirurgical, un monde bien moins beau que celui de « Grey’s anatomy » et où seul l’argent semble réellement compter pour les dirigeants. Cette œuvre présente par contre les médecins comme de véritables héros. Asada sensei n’hésitera pas à mettre en jeu sa carrière pour sauver ses patients et parfois tentera même l’impossible lors des opérations.

Machinations et rebondissements sont au rendez-vous de cet excellent drama même si certaines scènes d’opération peuvent être exagérées.

Les opérations, parlons en justement, elles sont toutes en chirurgie cardio-thoracique et même si on ne connait pas grand-chose dans ce domaine, des animations 3D nous expliquent quel est le but de chaque opération et comment fonctionne le cœur humain. Ces explications ne sont pas négligeables dans ce drama car il est possible d’y voir également une critique sur le système médical et sur les dérives de l’argent.

Personellement, j’ai trouvé l’acteur Kenji Sakaguchi (qui incarne Yutaro Asada) vraiment excellent. Un drama à voir impérativement pour tous les fans de séries médicales car il a une façon très particulière de traiter le sujet.

NOTE 4/5

Ecrit par Pistache

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Culture pub Japon : Une parodie hilarante de 24H chrono fait le buzz sur l’archipel !

Petit point culture pub Japon avec ces vidéos commerciales à mourir de rire dans lesquelles le comédien Japonais Kishi Manabu du groupe « Doki-Doki Camp » interprète à merveille notre cher Jack Bauer, le fou rire en plus !

Ces publicités réalisées pour la société de crédit nippone JACCS (d’où la référence à Jack) viennent tout juste d’être diffusées au Japon et font déjà le buzz avec pratiquement 1 million de vue Youtube en moins d’une semaine.   Elles sont sous-titrées anglais et je vous invite donc à y jeter vos deux yeux. Vous avez 24 heures… ^^

David (Taku)

Drama : Suteki na Sen TAXI 素敵な選TAXI (2014)

L’acteur Takenouchi Yutaka joue Eda Wakare, un chauffeur de Taxi pas tout à fait comme les autres…hum hum.

07/05/2015

    Aujourd’hui, je vous présente ici, un drama japonais sur lequel je suis tombé complètement par hasard. Grand fan de jeux vidéo et mangas en tout genre mais peu au fait de ce qui se fait en matière de drama au pays du soleil levant, je souhaitais voir à quoi ressemblait de près une série japonaise. Et franchement, cela vallait le détour.
« Suteki na Sen Taxi » est ainsi le premier drama japonais que j’ai regardé. Laissez moi vous le présenter.

Le titre « Suteki na Sen Taxi » signifie « Une bonne décision » en français avec un jeu de mot japonais entre le mot « taxi » et le mot « sentakushi » signifiant « décision » et dont les prononciations se ressemblent. La série compte 10 épisodes qui durent environ 40 à 45 minutes chacuns. Alors qu’en France, c’est Crunchyroll qui s’occupe de la diffusion, au Japon, « Suteki na Sen Taxi » fut diffusé en fin d’année 2014, de octobre à décembre, sur la chaine Fuji TV.

Parlons du plus important, c’est à dire de l’histoire du drama.
Nous sommes ici au Japon, à Tokyo où nous suivons le quotidien de Eda Wakare, chauffeur de taxi.
Eda pourrait etre un chauffeur de taxi banale conduisant ses passagers d’un point A à un point B mais pas ici, oh que non mesdames et messieurs, celui-ci conduit un taxi très particulier appelé « time taxi », une machine à remonter le temps qui peut ramener les passagers à un moment précis de leur vie qu’ils auraient envie de changer. Bien sûr tout cela n’est pas gratuit et le montant peut se révéler rapidement exorbitant.

Les clients s’attendent toujours à des effets spéciaux lorsque le véhicule remonte le temps mais il n’en est rien. Elément comique, le héros tentera d’y remédier pour permettre une meilleur immersion au fil des episodes. N’hésitant pas à écouter et à prodiguer de bons conseils à ses passagers, celui-ci est d’une aide précieuse. A chaque épisode, un ou des nouveaux passagers avec leurs problemes respectifs font leur apparition.

Notre chauffeur s’adresse même parfois directement aux téléspectateurs expliquant que pour lui, chaque détail minime a son importance. Bon samaritain, il prend parfois exagérément son temps au moment de choisir son menu au café du coin mais on ne peut lui en vouloir car c’est malgré tout sans oublier de donner de bons conseils aux personnes qu’il croise.

suteki na sen taxi 2

L’humour est assez présent dans la série et j’avoue qu’il est rare de s’y ennuyer. Les rebondissements et les coups de théâtre sont présents tout du long.

    Même si c’est très rare au Japon, j’éspère de tout cœur qu’il y aura une saison 2 car je n’ai pas vu le temps passer devant ce drama japonais innovant. Bref, je ne peux que vous le recommander vivement.

NOTE 4.5/5


Ecrit par Pistache 

Cinéma : Un film comique (2009) sur… l’exploitation au travail !?

Le filmブラック会社に勤めてるんだが、もう俺は限界かもしれない est en réalité l’adaptation d’un manga homonyme. Mais ils auraient pu raccourcir un peu tout de même.

05/09/2014

Comment ça les Japonais travailleraient trop ???

Mais non voyons, que nenni ! 

Même si c’est plus qu’en France, la loi indique que les semaines sont seulement de 40 heures, que les heures supplémentaires sont grassement rémunérées et qu’il y a plein de jours fériés. Tout baigne, n’est-ce pas ?

 

Malheureusement entre la théorie et la pratique…il y a parfois plusieurs sumos.

 

Même si la prise de conscience est grandissante, encore beaucoup d’entreprises ne rémunèrent pas les heures supplémentaires de leurs salariés et les obligent à travailler jusqu’à pas d’heure.

La semaine d’un employé Japonais est souvent rythmée par 60 heures plutôt que 40. Et là, je ne parle pas des rares cas extrêmes dans lesquels la surcharge de travail peut amener le salarié jusqu’à une mort subite, un arrêt cardiaque appelé dans le jargon“karoshi”(“mort par excès de travail”).

 

Les entreprises dont la direction a lu le code du travail à l’envers sont elles communément appelées “burakku gaisha”(“entreprise noire”ou “sombre”), équivalent moderne des“ateliers de misère”.

 

« Non mais, tu as osé ramener ton futon au boulot ? »

Le film au titre à ralonge“Burakku gaisha ni tsutometerun da ga, mou ore wa genkai kamoshirenai“ (en simplifiant :“Je suis exploité et je n’en peu plus”) traite justement des mésaventures d’un jeune Japonais (interprété par Koike Teppei) dans les méandres d’une de ces entreprises. Au programme : supérieurs psychopates, nuits blanches forcées et harcelement moral. Alors, qui dit mieux ?

 

Pourtant le réalisateur Sato Yuichi survole un peu trop le thème en le tournant rapidement à la dérision. De quoi en oublier presque la dure réalité avec un héros au départ déprimé, puis résigné, et au final bizarrement conciliant :

“Salut les collègues, je suis super content de pouvoir enchaîner une sixième nuit blanche consécutive avec vous. Ca me rappelle les colonies de vacances. En plus, c’est café à volonté alors que demande le peuple ?”.

 NOTE 2.5/5

Ecrit par David

Cinéma : Battle Royale (2000) et la loi anti sale jeune.

Au début du film, on nous présente la sale jeune qui a gagné la derniere édtiion de BR. « Maman, tout va bien ! Comme j’ai trucidé tout le monde, je vais pouvoir rentrer à la maison et regarder mes dessins animés préférés. »

07/04/2014

Mais c’est quoi Battle Royale ?

Eh bien tu vois, c’est ce qui risque de t’arriver à toi, le sale jeune, avec ton ail phone et ta volonté de t’opposer à tout et n’importe quoi. Concrètement, Battle Royale c’est avant tout une loi visant à te calmer, toi, le sale jeune, non pas en te faisant nettoyer tes vilains tags sur le mur du collège mais en jouant pour survivre.

 

Dans un futur proche, le Japon ne sait plus quoi faire pour calmer les adolescents pour qui la violence est le quotidien. Plus aucun respect des adultes, ni des parents, ni des profs, et c’est pour stopper cela que le gouvernement a créé la loi « Battle Royale ».

 

Mais en quoi ça consiste « Battle Royale » ? Alors, on prend des élèves d’une classe de 3ème tirée au sort dans un collège du pays et sous prétexte d’aller en voyage de fin d’année, ils se retrouvent sur une île (d’où l’armée a chassé les habitants) après avoir été au préalable endormis à coups de gaz soporifique dans le bus scolaire (bah oui, c’plus facile comme ça). A leur réveil tout ce beau monde se retrouve dans une salle grillagée et fermée avant d’être « accueillis » par leur ancien professeur M. Kitano qui leur explique que pour survivre et sortir de cet enfer, il va falloir s’entretuer et être le dernier survivant. Tout cela avec une joie non dissimulée bien sûr (bah oui, c’est fun de s’entretuer) et pour corser le tout et empêcher les sales jeunes de se faire la malle, chaque joueur se voit mettre un collier autour du cou, collier qui explosera en cas de tentative d’évasion ou de tentative pour l’enlever. Avant de se disperser dans l’île, chaque élève reçoit un paquetage avec des vivres et une arme. Ça a l’air facile comme ça mais je ne vais pas spoiler et laisse découvrir la suite pour ceux qui n’auraient pas encore vu ce petit chef d’oeuvre.

 

Alors ces joueurs de « l’extrême » vont-ils s’allier, créer des groupes et surtout survivront-ils ? Vous le saurez en regardant ce film de Kinji FUKASAKU tiré du roman de Koshun TAKAMI.

 

A noter que Battle Royale a également été adapté en manga. Chaque support ayant son ambiance propre.

 NOTE 5/5

Ecrit par Manta

Cinéma:Boku no kanojo wa Cyborg (2008) 僕の彼女はサイボーグ

02/04/2014

Le pitch très simple du film, un mec, d’une vingtaine d’années, prêt à passer comme d’habitude son anniversaire tout seul comme un con, sauf que cette année, il fait une rencontre totalement zarbi avec une fille… une vraie ????

Mais voilà, comme le directeur coréen du film Monsieur Gwak Jae-yong (connu depuis 2001 pour le film cauchemar des hommes “My sassy girl”) n’avait pas voulu faire un simple film d’amour, cette “copine”, malgré ses apparences de fille relativement normale (sauf que… cligne des yeux bordel !) se déclare comme étant un super cyborg venu du futur (rien que cela !). D’où le titre que l’on peut traduire par “Ma copine est cyborg”. Génial, non ? Alors effectivement, non ! Y’a pas de quoi se la péter car le mec pourra pas faire grand chose avec un cyborg. Mais bon, c’est mieux que d’être un gros otaku tout seul, donc il va quand même la ramener chez lui pour…. non non elle est cyborg…. l’interoger et découvrir que la rencontre initiale avec ce garde du corps féminin n’a pas du tout eu lieu par hasard. Il en serait même le concepteur ?!?

 

Au final, ce film SF, sorti fin mai 2008 au Japon, n’a pas révolutionné l’univers vidéo ludique japonais mais bon on apprécie toujours le délire très japonais de la copine robot qui n’est pas sans rappeler l’anim “Chobits”. L’interpretation de l’actrice Ayase Haruka vaut le coup d’oeil et la musique du film interprétée par “Hi-Fi Camp” vaut le coup d’oreille.

 NOTE 3/5

Ecrit par David

Série TV : Moteki (2010) モテキ

Il va peut-être toutes les « prendre » ?

02/04/2014

Série japonaise en format 11 épisodes de quarante minutes (un peu comme quasi toutes les séries jap), adaptée en 2010 du manga homonyme qui avait connu le succès deux années plus tôt. Alors je vais être clair, le jeu d’acteur est naze, les acteurs et le realisateur ne sont pas particulièrement connus, mais c’est l’histoire qui est top. Tout simplement hilarante ! Alors pourquoi se priver.

 

Pour comprendre le concept, il me faut vous expliquer le titre : “Moteki”. Ce mot vient d’une conception totalement japonaise selon laquelle la vie amouro-sexuelle d’un homme est faite de vagues, de haut et de bas. Des bas pendant lesquels le mec collectionne les râteaux et des hauts pendant lesquels il collectionne les pelles. Le “Moteki“, c’est le sommet de la vague, le moment où les nanas déboulent toutes en même temps, se déshabillent, se jettent sur toi, et quand tu ne comprends plus rien du tout. Alors cette série raconte le “Moteki” de Yukio, un homme (tête à claque) de 30 ans qui se retrouve à devoir choisir entre 4 super nanas. Mais à force de courir plusieurs lièvres a la fois, ne risque t-il pas de se retrouver de nouveau seul ?

Et vous, votre “Moteki”, c’est quand ?

 NOTE 4/5

Ecrit par David