Archives pour la catégorie Le japonais pour les oufs

Leçon 5 : Les katakanas contre-attaquent !

12/09/2014

Après les hiraganas et toujours dans la catégorie “putain, bordel, c’est relou, y’en a plein et faut tous les apprendre par coeur”, je vais aborder le deuxième système d’écriture syllabique japonais, les 46 katakanas.

Ils sont, comme les hiraganas, nés de la simplification de certains kanjis mais ont une image plus masculine car moins arrondis et dessinés au katana. En résumant, chaque son ou syllable en japonais peut donc s’écrire de deux manières différentes, soit en hiragana, soit en katakana.

Vous avez même le sens d’écriture des traits alors plus d’excuse et à vos stylos ! (Source photo : Wikipedia, Crissov)

Mais pourquoi alors avoir inventé deux systèmes à première vue “similaires”?

Pour embêter les ‘tis otakus français ?

 

Non, mais tout simplement pour mettre en valeur certains mots : un peu comme l’italique en français ou en anglais. Car les katakanas sont utilisés pour des catégories spécifiques : la retranscription des mots d’origines étrangères, les onomatopées, les termes scientifiques ou encore les noms de plantes et minéraux.

 

Contrairement aux idées reçu, les katakanas sont au moins aussi anciens que les hiraganas (IXème siècle). Seulement, ils sont surutilisés à notre époque, essentiellement pour retranscrire les, toujours plus nombreux, mots d’origine étrangère ( les “gairaigo”).

 

Voici quelques exemples de mots provenant de l’anglais et communément utilisés en japonais :

  テーブル(teeburu) = la table

  ギフト(gifuto) = le cadeau

  パソコン(pasokon)= le PC, l’ordinateur de bureau

Et voici quelques exemples de mots dérivés du français :

  ランデヴー(randevuu)= le rendez-vous (amoureux)

  プチ(putchi)= petit

  メーゾン(meezon)= la maison

 

Lorsque l’on retranscrit son nom en japonais, on utilise également ce système d’écriture.

Mon prénom “David”, s’écrit donc de la sorte : ダヴィッド(Daviddo).

Les consonnes sont parfois doublées en japonais afin d’indiquer une plus forte intonation. C’est ici le cas du “d” qui est doublé via le katakana du “ッ(tsu)” écrit en petite taille derrière le “do(ド)”.

 

Et là,vous me demander, mais pourquoi “do” et non pas “d”?

La réponse est simple, les katakanas sont des syllables et non pas des lettres. Le katakana (une consonne associée à une voyelle) qui semblera à l’oreille du Japonais le plus proche du mot étranger sera alors utilisé. J’avoue que bien souvent ça n’a au final rien à voir avec la prononciation originelle. Alors quand un japonais essaye de vous parler anglais, préparez-vous au pire.

 

Mais bon,vous croyez que l’on peut retranscrire correctement le japonais avec notre alphabet ?

 

Ecrit par David

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Leçon 4 : Des chiffres et des lettres.

Originaire de Chine et utilisé au Japon à partir du XVIIème siècle, le « soroban » est considéré comme l’ancêtre de la calculatrice. Il était donc impossible de pomper pendant les examens de mathématiques.

23/08/2014

Voici la liste des chiffres japonais avec leur kanji et leur lecture.

 

1 一 itchi                    6 六 roku

 

2 二 ni                        7 七 nana

 

3 三 san                       8 八 hatchi

 

4 四 yon/shi                 9 九 kyuu

 

5 五 go                         10 十 juu

 

100 百 hyaku                1 000 千 sen

 

10 000 一万 itchi man

 

Mais vous allez me dire : « Et c’est tout ?! Pas de terme spécifique pour 30, 40, 50, etc… ? »

Non, 20 se dit « ni juu » (« deux-dix »), 30 « san juu » (« trois-dix »), 40 « yon juu » (« quatre-dix ») et ainsi de suite.

Leur système est donc extrêmement simple à utiliser et à apprendre. Ce qui n’est pas le cas du français relevant davantage de la formule mathématique. Essayez d’expliquer à un élève japonais désirant apprendre la langue de Molière que pour dire 90, c’est 4 multiplié par 20 auquel on additionne 10… un vrai casse-tête.

 

Par contre gros bémol qui fera l’objet d’une autre leçon : il est très complexe de compter les objets ou animaux en japonais et ce même lorsque l’on a appris les chiffres par cœur. Effectivement, dans ce cas-là les nombres ne sont pas utilisés seuls et les Japonais les associent à des termes spécifiques variant selon la taille et la forme de la chose.

Ce n’est donc pas la même manière de compter les livres, les avions et les pokémons.

 

Pour donner son âge, c’est très simple avec seulement 3 mots (ellipse du sujet) :

Chiffre japonais + 歳sai (= ans) + ですdesu (= verbe être).

Exemple : 29歳です。Ni juu kyuu sai desu. (J’ai 29 ans).

 

Ecrit par David

Leçon 3 : Se présenter et l’art de faire croire que vous parlez couramment.

Avoir la classe en société, c’est être modeste.

25/07/2014

Pour se présenter avec une phrase type “je m’appelle + prénom”, il existe trois solutions en Japonais :

 

1) la solution JAVFDA “j’ai appris vite fait dans l’avion”.

Ce qui nous donne une formule de type suivant :

Watashi wa prénom desu. 私は___です。

 

2) la solution JAPUA “j’ai appris pendant un an”.

Watashi no namae wa prénom desu. 私の名前___です。

 

3) et la meilleure, la solution JAJAMLPTGAJFFF “j’ai juste appris à me la péter grâce au Japon fou fou fou”.

Prénom to moushimasu. ___と申します。

 

Dans le premier cas, celui du JAVFDA, l’exopression est correcte mais l’utilisation du Watashi prouve que vous n’avez rien compris au Japonais. Car au pays du soleil levant, les sujets sont souvent éludés.

 

Dans le deuxième cas, JAPUA, vous avez une connaissance plus élaborée du Japonais que dans le cas précédent mais c’est ce qui fera votre perte. En rajoutant le mot “namae” qui signifie “nom”, vous rajoutez une information inutile de plus alors que je vous l’ai déjà dit : se présenter, c’est aller à l’essentiel !

 

Dans le troisième, c’est la perfection simple !

Courtoise (utilisation du language de politesse), cette formule prouve que vous avez tout compris et que vous lisé le meilleur site du web sur le Japon.

 

Dans tous les cas, peu importe votre niveau, les Japonais vous couvriront de fleurs. Il ne faudra surtout pas aquiescer en précisant que c’est normal vu le nombre d’animés que vous avez maté en VO.

Favoriser plutôt cette formule efficace pour leur clouer le bec :

Messoumo Gozaimasenu. めっそうもございませぬ。

 

Son sens imagé donne quelque chose du genre “Diantre, que nini. Mon niveau de Japonais est extrêment médiocre, cher maître !”, le tout en japonais ancien bien évidemment.

 

Ecrit par David

 

Leçon 2 : Bonjour ne se dit pas « Con nichons Ahhh »

22/05/2014

La manière de dire bonjour peut varier énormément en fonction du public et du langage plus ou moins formel à adopter.

C’est assez compliqué alors je vais essayer de faire simple en vous donnant les quelques éléments passe-partout à retenir.

 

Retenez que « Bonjour » varie en fonction du moment de la journée.

  • Le matin, ce sera « Ohayo gozaimasu » (en hiragana おはようございます), signifiant littéralement « il est tôt ».

  • L’après midi, « Konnichiwa » (こんにちは), littéralement « ce jour ». A ne surtout pas prononcer « Con nichons AH » (film Taxi).

  • Le soir, « Konbanwa », (こんばんは) signifiant « ce soir ».

  • Et la nuit, ce sera rien du tout. Allez vite vous coucher, non mais !

 

Petite précision, la forme « Ohayo gozaimasu » est plus polie que les deux autres mais sûrement plus utilisée aussi. Parfois sans rapport avec le moment de la journée.

Les Japonais aiment d’ailleurs rallonger à tout va la syllable « ma » du mot afin d’attirer l’attention de leur interlocuteur. Comme-ci ce n’était pas déjà assez long comme ça…

« Ohayo Gozaimaaaaaaaaaasu !!!!! » « Oui ben, c’est bon, on a compris ! ».

Par contre les jeunes (eux) ont tendance à utiliser une contraction décontractée : un « Ohayo ! » bien exclamatif.

 

Ecrit par David

Leçon 1 : La vengeance des 46 Hiraganas.

01/04/2014

lls sont 46 et ils veulent vos neurones ! Qui sont-ils ?…..

Ce sont les “hiraganas” ! Ils representent la base de l’écriture et de l’alphabet syllabique japonais. Correspondant chacun à un son défini, ils ont été crés autour du IX ème siècle par des femmes…et oui ! Ces dernières en avaient sûrement ras le bol de devoir écrire des textes uniquement en kanjis, caractères chinois très complexes (comme je les comprends). Elles ont donc inventé les “hiraganas”, plus fashionables et permettant ainsi de vulgariser un peu plus l’ecriture. Les “hiraganas” ont d’ailleurs été appelés pendant longtemps “onnate”, signifiant “la main des femmes”. Mais bon, ça vous vous en foutez complètement alors je vais essayer d’être un peu plus persuasif : ILS SONT INDISPENSABLES POUR POUVOIR COMPRENDRE LE JAPONAIS ET POUVOIR UN JOUR MATER VOS ANIM’ EN VO ! Vous comprenez maintenant ?

 

D’où mon conseil du jour : vous les apprenez par coeur et vous faites pas chier. (^-^)

 

Normalement, si vous y mettez un peu de temps, ça s’apprend en moins d’une semaine. Il faudra bien s’entraîner régulièrement ensuite pour ne pas les oublier. Parce qu’après tout ça, il restera les 2 autres systèmes d’ecriture présents dans le Japonais : les 46 katakanas utilisés pour retranscrire les mots d’origine étrangère et les 1945 kanjis usuels.

 

Mais bon soit, ce sera pour de prochains articles.

 

Ecrit par David