Cinéma : Un film comique (2009) sur… l’exploitation au travail !?

Le filmブラック会社に勤めてるんだが、もう俺は限界かもしれない est en réalité l’adaptation d’un manga homonyme. Mais ils auraient pu raccourcir un peu tout de même.

05/09/2014

Comment ça les Japonais travailleraient trop ???

Mais non voyons, que nenni ! 

Même si c’est plus qu’en France, la loi indique que les semaines sont seulement de 40 heures, que les heures supplémentaires sont grassement rémunérées et qu’il y a plein de jours fériés. Tout baigne, n’est-ce pas ?

 

Malheureusement entre la théorie et la pratique…il y a parfois plusieurs sumos.

 

Même si la prise de conscience est grandissante, encore beaucoup d’entreprises ne rémunèrent pas les heures supplémentaires de leurs salariés et les obligent à travailler jusqu’à pas d’heure.

La semaine d’un employé Japonais est souvent rythmée par 60 heures plutôt que 40. Et là, je ne parle pas des rares cas extrêmes dans lesquels la surcharge de travail peut amener le salarié jusqu’à une mort subite, un arrêt cardiaque appelé dans le jargon“karoshi”(“mort par excès de travail”).

 

Les entreprises dont la direction a lu le code du travail à l’envers sont elles communément appelées “burakku gaisha”(“entreprise noire”ou “sombre”), équivalent moderne des“ateliers de misère”.

 

« Non mais, tu as osé ramener ton futon au boulot ? »

Le film au titre à ralonge“Burakku gaisha ni tsutometerun da ga, mou ore wa genkai kamoshirenai“ (en simplifiant :“Je suis exploité et je n’en peu plus”) traite justement des mésaventures d’un jeune Japonais (interprété par Koike Teppei) dans les méandres d’une de ces entreprises. Au programme : supérieurs psychopates, nuits blanches forcées et harcelement moral. Alors, qui dit mieux ?

 

Pourtant le réalisateur Sato Yuichi survole un peu trop le thème en le tournant rapidement à la dérision. De quoi en oublier presque la dure réalité avec un héros au départ déprimé, puis résigné, et au final bizarrement conciliant :

“Salut les collègues, je suis super content de pouvoir enchaîner une sixième nuit blanche consécutive avec vous. Ca me rappelle les colonies de vacances. En plus, c’est café à volonté alors que demande le peuple ?”.

 NOTE 2.5/5

Ecrit par David

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