PS3 : Catherine (2010) キャサリン

17/05/2014

Quelle différence entre ces deux C(K)atherine ? Elles sont toutes les deux chiantes, surtout l’autre.

Quand je pense à tous ceux qui, en achetant ce jeu, imaginaient se retrouver avec tout plein de scènes érotiques… ça me fait bien rire.

Le jeu est sorti début 2011 alors j’ai du mal à comprendre lorsque des personnes qui ont entendu parler du jeu sans y jouer me disent encore aujourd’hui « キャサリンってエロイゲームですね » (Trad : « Ah oui, Catherine, c’est un jeu érotique »).

Le studio japonais Atlus, également auteur du succès « Dragon’s Crown », a effectivement joué sur l’ambiguité du titre avec une couverture rose bonbon et aguicheuse. Mais c’était un piège à otaku, rien de plus. Loin d’un jeu érotique, Catherine sera en réalité votre pire cauchemar !

Dans ce jeu d’horreur autour des relations amoureuses, le joueur y incarne Vincent, 32 ans, depuis 5 ans en couple avec Katherine, une grande blonde à lunettes. Seulement leur relation est au bout du rouleau. Vincent, en pleine déprime et sirotant un énième cocktail dans son bar favori, se fait un soir draguer par une charmante minette de 22 ans. La tentation est trop forte et après une nuit très agitée, il se réveille à ses côtés. Le nom du pêché : Catherine, quasi-homonyme de Katherine. Et comme si ça ne suffisait pas, le lendemain même, sa blonde à lunettes de copine (Katherine) lui déclare deux choses :

1. Je suis enceinte. 2. Faut donc que l’on se marie.

Et là, c’est le drame ! Ai-je mis le DVD Santa Barbara de Mamie dans la console ?!

Non, rassurez-vous, c’est bon, c’est toujours Catherine.

Il est intéressant de voir que malgré une intrigue se déroulant soi-disant dans un pays anglosaxon (Etats-Unis ?), la logique est purement japonaise. Au Japon, nombreux sont les « dekicchatta kekkon », mariages de dernière minute avant la naissance d’un enfant afin de régulariser une situation socialement mal vue.

Pour revenir au jeu, deux game plays très différents sont introduits : les journées de Vincent sont très scénarisées avec une évolution suivant vos choix, et les nuits de cauchemars sous forme de jeux de plate-forme. Dans ces dernières, c’est très simple, il faudra escalader des montagnes de caisses en tout genre, le tout en caleçon, avec des cornes de belier sur le crâne, et poursuivi de monstres géants… hum hum…vous êtes toujours là ?

Quel est le sens de ces rêves ? Qui est réellement Catherine ?

Vous découvrirez tout ça après une bonne quinzaine d’heures dans ce jeu entrecoupé de très belles scènes d’animation japonaise. Sur ce, bon cauchemar !

NOTE 4/5

Une pointe d'occidentalisation : un monstre attaque Vincent à la fourchette.
Une pointe d’occidentalisation : un monstre attaque Vincent à la fourchette.

Ecrit par David

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